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METHODE 6

Cadrer un diagnostic tech en cinq jours : la checklist qu'on suit

Notre méthode pour cadrer un projet tech en cinq jours et produire une feuille de route exploitable. Le contenu réel du livrable, les questions qu'on pose, et ce qu'on ne fait pas.

Par Laurent

Quand un client signe une mission Diagnostic, il a cinq jours pour repartir avec une feuille de route exploitable. C’est court, c’est tenu, et c’est rémunéré justement parce que c’est borné. Cet article décrit ce qu’on regarde, dans quel ordre, et ce qu’on livre.

Le périmètre du diagnostic

Un diagnostic Cœur du Web ne couvre pas tout. Il couvre un domaine précis : la modernisation d’un système métier, la préparation d’une migration, l’évaluation d’un projet IA à lancer, la reprise d’un dossier qui a mal tourné. Pas un audit général de votre entreprise.

Le périmètre se cale en début de mission, avec un email de cadrage de quelques lignes. Une fois qu’on est d’accord, on démarre.

Jour 1 : entretiens

On rencontre trois à cinq personnes :

  • Le sponsor (dirigeant ou DSI selon le contexte) : pour comprendre l’enjeu business, le calendrier souhaité, et les contraintes politiques.
  • Un à deux opérationnels : pour entendre ce que les outils provoquent au quotidien, les contournements, les frustrations.
  • Le responsable technique en place (interne ou prestataire actuel) : pour comprendre la stack telle qu’elle est, les choix faits, les limites identifiées.
  • Si pertinent, un référent métier : pour valider les règles de gestion implicites qui ne sont nulle part documentées.

Chaque entretien dure 30 à 45 minutes. Pas plus. Au-delà, on tourne en rond.

Jour 2 : exploration technique

On regarde la stack, les outils, les intégrations. Concrètement :

  • accès lecture aux systèmes principaux (ERP, CRM, plateforme métier)
  • revue des intégrations entre systèmes (souvent là que se cachent les pièges)
  • consultation des journaux d’incidents des 12 derniers mois
  • examen des contrats avec les éditeurs et fournisseurs en cours
  • check rapide de la sécurité (backups, accès, mises à jour)

L’objectif n’est pas d’auditer en profondeur. C’est de comprendre la photographie réelle, pas la photographie déclarée. La différence entre les deux est souvent plus instructive que chacune des deux séparément.

Jour 3 : analyse et options

On modélise ce qu’on a compris. Trois livrables intermédiaires :

Cartographie. Diagramme à plat des systèmes et de leurs liens. Souvent la première fois que les équipes voient ça posé clairement.

Liste des risques. Risques techniques (sécurité, continuité, perte de données), risques organisationnels (mono-prestataire, mono-compétence interne), risques calendaires (éditeurs qui changent leurs tarifs, technologies en fin de support).

Options. Plusieurs scénarios possibles pour traiter le sujet : ne rien faire, scénario minimal, scénario complet, alternatives à coût élevé / coût modéré / coût faible. Chacun avec son périmètre, son calendrier, son chiffrage.

Jour 4 : chiffrage et plan d’action

On affine le scénario qui paraît le mieux adapté au contexte. Concrètement :

  • périmètre fermé qui sera livré
  • séquence en vagues
  • chiffrage honnête avec hypothèses
  • compétences nécessaires (internes et externes)
  • calendrier et jalons

C’est ce qui sera dans le rapport final. Pas un brouillon : un document qui peut être présenté à un comité de direction et utilisé pour une consultation.

Jour 5 : restitution

Une réunion d’une heure avec le sponsor et son équipe rapprochée. Présentation du rapport, discussion des choix, identification des points qui demandent une décision interne avant d’avancer.

Le rapport est livré en PDF et en présentation, avec les sources éditables si vous voulez réutiliser. Le livrable vous appartient. Vous pouvez le présenter à un autre prestataire si vous décidez de ne pas continuer avec nous.

Ce qu’on ne fait pas dans un diagnostic

Pour être clair :

Pas de code écrit. Cinq jours ne suffisent pas pour cadrer ET livrer. On cadre.

Pas de POC. Le POC est une mission séparée, après le diagnostic, si ça fait sens.

Pas de prospection commerciale déguisée. Si le diagnostic révèle que vous ne devriez pas faire ce projet, on le dit. Si le bon prestataire pour la suite n’est pas nous, on le dit aussi.

Pas de retour gratuit après livraison. Le diagnostic se termine le jour 5. Si vous voulez nous poser des questions un mois après, c’est une nouvelle mission. C’est honnête.

Pourquoi c’est rémunéré

Un diagnostic coûte. Si on le fait gratuitement, on bâcle, on flatte, on pousse vers ce qui nous arrange. Si on le fait au juste prix, on prend le temps de comprendre, et le livrable est utilisable indépendamment de nous.

C’est aussi pour ça que le coût du diagnostic est déduit du forfait suivant si vous décidez de continuer avec nous sous 30 jours. Ce n’est pas un piège : c’est la logique économique du diagnostic comme point d’entrée à une mission plus large.

La suite habituelle

Sur l’année dernière, environ 70 % des diagnostics que nous avons menés se sont prolongés par une mission au forfait avec nous (CTO externalisé, Pôle IA externalisé, ou développement sur-mesure). Les autres sont allés vers un autre prestataire ou ont décidé de ne rien faire dans l’immédiat.

Dans tous les cas, le client est reparti avec une feuille de route exploitable, pas avec un argumentaire commercial.

Pour aller plus loin

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